Bienvenue

Compañeros y Compañeras:

En l’an 2000, la population de Cochabamba, à l’appel de la Coordinadora del Agua y de la Vida (Coordination pour l’Eau et la Vie), a écrit un page très importante de l’histoire de la recherche d’une plus grande liberté, justice et dignité pour tous, et ce en harmonie avec la terre mère. La Guerre de l’eau a placé Cochabamba sur l’atlas des luttes contre la globalisation. La coordination a su lancer un appel lucide et large, aux populations pauvres mais aussi aux classes moyennes, et incarner avec courage la résistance au processus de commercialisation de l’eau, qui avait pris la forme d’une loi conçue pour promouvoir la concession de l’eau aux entreprises privées. La coordination s’est ainsi opposée à l’obscur et humiliant processus de privatisation des services d’eau et d’assainissement. La dignité de tout un peuple a été frappée au moment où le gouvernement de Bolivie a signé un contrat qui ne reconnaissait pas le droit d’accès à l’eau comme un droit de l’homme, et faisait de la vie une marchandise. « L’eau appartient à tout le monde, l’eau n’appartient à personne. C’est un bien commun, un cadeau généreux de la Pachamama. Par conséquent, personne ne peut s’approprier l’eau. »

En avril 2000, nous, les habitants de Cochabamba organisés en conseils, assemblées et rassemblements, avons retrouvé notre droit à décider de l’avenir des biens collectifs comme l’eau. Pendant plusieurs jours, nous avons été les acteurs d’une nouvelle forme de démocratie, basée sur la formation collective de l’opinion publique, sur l’élargissement des structures de participation locale, sur la confiance réciproque  et sur la prise de conscience que notre propre bien-être individuel dépend de notre solidarité avec les autres. La vertu de cette action collective a été de montrer que l’histoire n’est pas inéluctablement tournée vers la privatisation, la dépolitisation sociale et la résignation.

Cette prise de conscience a engendré la recherche d’alternatives et de construction de nouveaux modèles de gestion de l’eau, en accord avec les idées et les bonnes pratiques défendues en 2000, basés sur les principes d’équité, de transparence, avec un haut niveau de participation et de contrôle social. Dix ans après, nous souhaitons vous inviter à participer à un cycle d’évènements pour commémorer la Guerre de l’Eau, échanger les expériences, les différents types de gestion, technologies, savoirs et connaissances, afin de renforcer les mouvements liés à l’eau tant au niveau local, régional, national qu’international. Il s’agit d’une invitation à continuer ensemble le chemin qu’il reste à parcourir, afin d’élever le droit à l’eau contre toutes les formes de privatisation et nous immerger dans le lien indestructible et ancestral qui lie l’eau aux êtres humains.

Pour l’ensemble des organisations sociales qui organisent ces rencontres,

Oscar Olivera F.                                                          Abraham Grandydier F.

Coordinadora del Agua                                                ASICA-SUR

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En l’an 2000, la population de Cochabamba, à l’appel de la Coordinadora del Agua y de la Vida (Coordination pour l’Eau et la Vie), a écrit un page très importante de l’histoire de la recherche d’une plus grande liberté, justice et dignité pour tous, et ce en harmonie avec la terre mère. La Guerre de l’eau a placé Cochabamba sur l’atlas des luttes contre la globalisation. La coordination a su lancer un appel lucide et large, aux populations pauvres mais aussi aux classes moyennes, et incarner avec courage la résistance au processus de commercialisation de l’eau, qui avait pris la forme d’une loi conçue pour promouvoir la concession de l’eau aux entreprises privées. La coordination s’est ainsi opposée à l’obscur et humiliant processus de privatisation des services d’eau et d’assainissement. La dignité de tout un peuple a été frappée au moment où le gouvernement de Bolivie a signé un contrat qui ne reconnaissait pas le droit d’accès à l’eau comme un droit de l’homme, et faisait de la vie une marchandise. « L’eau appartient à tout le monde, l’eau n’appartient à personne. C’est un bien commun, un cadeau généreux de la Pachamama. Par conséquent, personne ne peut s’approprier l’eau. »

En avril 2000, nous, les habitants de Cochabamba organisés en conseils, assemblées et rassemblements, avons retrouvé notre droit à décider de l’avenir des biens collectifs comme l’eau. Pendant plusieurs jours, nous avons été les acteurs d’une nouvelle forme de démocratie, basée sur la formation collective de l’opinion publique, sur l’élargissement des structures de participation locale, sur la confiance réciproque  et sur la prise de conscience que notre propre bien-être individuel dépend de notre solidarité avec les autres. La vertu de cette action collective a été de montrer que l’histoire n’est pas inéluctablement tournée vers la privatisation, la dépolitisation sociale et la résignation.

Cette prise de conscience a engendré la recherche d’alternatives et de construction de nouveaux modèles de gestion de l’eau, en accord avec les idées et les bonnes pratiques défendues en 2000, basés sur les principes d’équité, de transparence, avec un haut niveau de participation et de contrôle social. Dix ans après, nous souhaitons vous inviter à participer à un cycle d’évènements pour commémorer la Guerre de l’Eau, échanger les expériences, les différents types de gestion, technologies, savoirs et connaissances, afin de renforcer les mouvements liés à l’eau tant au niveau local, régional, national qu’international. Il s’agit d’une invitation à continuer ensemble le chemin qu’il reste à parcourir, afin d’élever le droit à l’eau contre toutes les formes de privatisation et nous immerger dans le lien indestructible et ancestral qui lie l’eau aux êtres humains.

Pour l’ensemble des organisations sociales qui organisent ces rencontres,

Oscar Olivera F.                                                          Abraham Grandydier F.

Coordinadora del Agua                                                ASICA-SUR

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~ por stefanocevi en Sábado 20 febrero 2010.

Una respuesta to “Bienvenue”

  1. [...] des citoyennes sont invités à se rassembler dans le cadre de la 3ra Feria Internacional del Agua (http://feriainternacionaldelagua.org/2010/02/20/bienvenue/) dans le but de commémorer leur combat, d’échanger sur une décennie d’expériences [...]

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